Les judokas canadiens en apprentissage à Budapest

Montréal, 14 juillet 2019 – La journée de combats s’est terminée plus tôt que prévu pour les judokas canadiens Mohab El Nahas et Zachary Burt, dimanche, au Grand Prix de Budapest. Tous deux en action chez les moins de 90 kg, ils n’ont pas été en mesure d’obtenir de classement.

Mohab El Nahas, 53e au classement mondial, a tout de même bien commencé la compétition en signant une victoire par ippon sur le Chinois Xuewen Wang. « Mohab El Nahas a prouvé dans ce combat qu’il était meilleur que son adversaire tactiquement et techniquement », a analysé l’entraîneur de l’équipe nationale Michel Almeida.

El Nahas n’a cependant pas été en mesure de poursuivre sa lancée et il s’est incliné au tour suivant par ippon face au Dominicain Robert Florentino, classé 26e au monde.

Le Canadien et le Dominicain avaient récemment croisé le fer dans un combat pour l’obtention d’une médaille de bronze aux Championnats panaméricains qui avaient eu lieu à Lima en avril dernier, et c’était aussi Florentino qui l’avait remporté. « Puisque le Dominicain s’était imposé dans leur dernier face à face, nous pouvions penser qu’il serait le plus fort des deux aussi aujourd’hui. Mohab se devait d’être impeccable tactiquement pour remporter le combat, mais cela n’a pas été sa journée », a expliqué Michel Almeida.

« Comme je l’avais affronté aux Championnats panaméricains, je savais quoi faire et j’étais prêt, mais il m’a surpris avec un mouvement que je ne l’avais jamais vu faire avant et il a réussi à marquer. J’ai déjà hâte de l’affronter de nouveau et je vais continuer de travailler fort afin de parvenir à gagner face à ce type d’adversaire », a souligné El Nahas.

De son côté, Zachary Burt, 28e au classement mondial, a aussi affronté l’adversaire qu’il avait devant lui dans son combat pour le bronze aux Championnats panaméricains, le Péruvien Yuta Galarreta Villar. À l’inverse de son coéquipier, Burt l’avait alors battu et était monté sur la troisième marche du podium à Lima.

Cette fois, la victoire est allée à Villar, classé 50e au monde. « Une meilleure performance était attendue de la part de Zachary », a noté Michel Almeida.

L’Ontarien s’est fait surprendre par waza-ari, ce qui a prématurément mis fin à son tournoi. « Le Péruvien était en meilleure forme aujourd’hui. Il m’a eu au début du combat et je n’ai jamais été en mesure de créer l’égalité et forcer une prolongation, ou de marquer un ippon », a expliqué Burt.

La formation canadienne termine le Grand Prix de Budapest avec une médaille, gracieuseté de Kelita Zupancic. La judoka ontarienne est montée sur la troisième marche du podium, samedi, chez les moins de 70 kg.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

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Patrick Esparbès
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Zupancic (deuxième à partir de la droite)

Montréal, 13 juillet 2019 – La judoka canadienne Kelita Zupancic a décroché une médaille de bronze chez les moins de 70 kg, samedi, au Grand Prix de Budapest, en Hongrie.

Classée 13e au monde, Zupancic a défait la Brésilienne Maria Portela, sixième du classement mondial, afin de mériter une place sur le podium.

Après avoir remporté ses deux premiers combats, l’athlète de Whitby en Ontario s’est inclinée en prolongation contre l’Espagnole Maria Bernabeu, 15e au monde et future médaillée d’argent de la compétition.

La Canadienne a ensuite retrouvé le chemin de la victoire au repêchage en ayant le dessus sur la Tunisienne Nihel Landolsi, ce qui lui a permis d’accéder à l’affrontement pour l’obtention d’une médaille de bronze.

« Évidemment, la vedette de la journée a été Kelita Zupancic grâce à de bonnes prises, d’excellentes stratégies offensives, sans oublier sa marque de commerce, son travail au sol. Elle a connu du succès à tous ses combats, à l’exception des quarts de finale », a indiqué l’entraîneur Michel Almeida.

Également en lice chez les moins de 70 kg, Emily Burt a vu son parcours prendre fin après un combat. Détentrice d’un laissez-passer au premier tour, l’Ontarienne a été battue par la Portugaise Barbara Timo.

Du positif du côté masculin

Chez les hommes, dans la catégorie des moins de 73 kg, Antoine Bouchard s’est arrêté au troisième tour quand l’Ouzbèke Giyosjon Boboev a gagné le duel. Bouchard avait auparavant défait Somon Makhmadbekov, du Tadjikistan, et Timo Allemann, de la Suisse.

Toujours chez les moins de 73 kg, Constantin Gabun s’est quant à lui fait montrer la porte de sortie au deuxième tour face au futur médaillé d’or, Akil Gjakova, du Kosovo. Malgré tout, Michel Almeida a partagé de bons mots sur la performance de Gabun.

« Même s’il n’a pas réussi à se classer, Constantin Gabun a fait bonne figure et a montré ce dont il est capable au combat. Il a pris part à son deuxième Grand Prix après celui de Montréal, qui a eu lieu la semaine dernière », a-t-il fait savoir.

Vendredi, le Québécois Jacob Valois a lui aussi été éliminé au terme de son deuxième combat chez les moins de 66 kg. Après avoir vaincu le Dominicain Wander Mateo, le médaillé de bronze du Grand Prix de Montréal s’est incliné devant le Cubain Osniel Solis.

Dimanche, les Canadiens Zachary Burt et Mohab El Nahas seront tous les deux en action chez les moins de 90 kg.

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Jacob Valois
Crédit photo: Rafal Burza

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MONTRÉAL (le 12 juillet 2019) – Judo Canada et le Comité olympique canadien ont sélectionné sept athlètes pour représenter le Canada en judo aux Jeux panaméricains de Lima 2019 au Pérou. Ce sera pour ces athlètes une occasion en or de vivre une expérience de grands Jeux.

L’équipe canadienne sera composée de Marie Besson (-52kg), Emily Burt (-70kg), Mina Coulombe (-78kg), Jacob Valois (-66 kg), Bradley Langlois (-73kg), Mohab El Nahas (-90kg) et Marc Deschênes (+100kg). 

« Les Jeux panaméricains ne serviront pas de qualification olympique, mais ils représentent une superbe occasion pour nos athlètes de la prochaine génération, a déclaré Jean-Pierre-Cantin, entraîneur à Judo Canada. C’est un très bon tournoi avec du judo de haut calibre. Nos athlètes devront être prêts s’ils désirent gagner une médaille, car ce ne sera pas facile. »

Deux aspirants au podium, Jacob Valois et Mohab El Nahas ont récemment brillé aux Championnats panaméricains seniors à Lima et au Grand Prix de judo de Montréal, où ils ont respectivement terminé troisième et cinquième.

L’entraîneur Cantin confirme que Valois est sur une bonne lancée en route vers Lima 2019. 

« S’il est bien préparé et qu’il livre une performance comme on peut s’attendre de lui, Jacob pourrait décrocher la médaille d’or, dit-il. Les choses vont très bien pour lui. Avec son résultat à Montréal, il s’est hissé parmi les 30 meilleurs au monde. Il est classé devant d’autres Canadiens et techniquement il serait sélectionné pour les Jeux olympiques sur la base des quotas continentaux. Cela peut changer d’un tournoi à l’autre, mais pour le moment, il est en très bonne position. »

Pour les judokas canadiens de la prochaine génération, les Jeux panaméricains leur procureront une expérience où ils pourront vivre l’atmosphère et l’environnement qui prévalent dans les grands Jeux multisports.

« Vous vous retrouvez facilement hors de votre élément dans un tel environnement, affirme Cantin. Des judokas comme Jacob, Mohab, Emily, Mina et Marie ont le potentiel de participer aux Jeux olympiques et ils pourront profiter de cette expérience. Cela contribuera à bâtir leur confiance. »

Ces Jeux panaméricains seront une première expérience pour certains et le chant du cygne pour d’autres, notamment le vétéran Marc Deschênes, qui compte profiter à fond de sa visite au Pérou.

« Les Jeux panaméricains sont très importants pour moi, raconte Deschênes. Ce pourrait être mes derniers grands Jeux alors je désire en profiter et offrir la meilleure performance possible! »

Ayant participé aux Jeux de Toronto 2015, l’athlète originaire de Laval trouvera facilement ses repères.

« Mon expérience sera utile puisque je sais à quoi m’attendre, indique Deschênes. Toronto a été un gros tournoi impressionnant. Je sais que je ne serai pas un favori ici avec des adversaires redoutables sur mon chemin, mais je crois que je pourrais surprendre des gens. »

Les épreuves de judo des Jeux de Lima 2019 se dérouleront du 8 au 11 août.

 

Les athlètes et les entraîneurs nommés sont les suivants :

Marie Besson (Dolbeau-Mistassini, Québec)

Emily Burt (Whitby, Ontario)

Mina Coulombe (Baie-Comeau, Québec)

Marc Deschênes (Laval, Québec)

Mohab El Nahas (Montréal, Québec)

Bradley Darrell Langlois (Whitby, Ontario)

Jacob Valois (Mogilev, Bélarus)

 

Jean-Pierre Cantin (Schefferville, Québec) – Entraîneur

 

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CONTACTS POUR LES MÉDIAS

Patrick Esparbès, chef de l’exploitation 

Judo Canada

Tél. : 514-668-6279

Courriel : [email protected]

 

Josh Su, spécialiste des relations publiques

Comité olympique canadien

Cell. : 647-464-4060

Courriel : [email protected] 

Mike Tamura et Dre Lisa Allan

Montréal, 9 juillet 2019 – Le judo est de moins en un sport d’hommes. Dimanche, en finale masculine des plus de 100 kg du Grand Prix de Montréal, c’est une femme qui était sur le tatami pour arbitrer le duel opposant le Français Teddy Riner au Japonais Hisayochi Harasawa. La Britannique, Docteure Lisa Allan, est aussi une autre figure féminine importante du judo à titre de gérante des compétitions à la fédération internationale de judo (IJF).

Celle qui a pratiqué le judo plus jeune a été initiée au sport par son père qui était entraîneur de l’équipe britannique. Entraîneure et bénévole à ses heures pendant ses études en chimie organique, elle délaisse un peu le sport après l’obtention de son doctorat. L’amour du judo était toutefois encore grand chez elle et alors qu’elle arrivait à la croisée des chemins dans son parcours de chimiste, l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2012 à la ville de Londres allait changer son destin.

Elle présente son CV au comité organisateur des Jeux, sans trop d’espoirs, et elle est finalement retenue pour occuper le poste de gérante des compétitions. Terminées les journées au labo, elle était de retour sur les tatamis!

« Après les Jeux, je me cherchais un emploi et c’est le président de la fédération internationale, Marius Vizer, qui m’a offert un poste dans son organisation. J’ai été secrétaire de la Commission sportive pendant neuf mois et ensuite gérante des compétitions pour aussi me joindre au Comité exécutif en 2017. »

L’Écossaise d’origine, première femme à siéger au Comité exécutif, est à même de juger le savoir-faire du comité organisateur qui a su présenter un tournoi à la hauteur des attentes de la fédération internationale.

« C’est vraiment incroyable! Les dirigeants du comité organisateur, messieurs Mike Tamura, président de Judo Canada, et Nicolas Gill, directeur général et directeur haute performance, ils connaissent le judo et aussi le judo de haut niveau, a-t-elle déclaré. Ils ont été athlètes, entraîneurs, gérants et ils ont probablement vu 90% des compétitions internationales dans chacun de ces rôles. Ils avaient donc de très bonnes bases lorsqu’ils ont mis le projet en marche. »

Tant dans les hautes sphères du sport que dans l’action, les femmes continueront à avoir une plus grande place. Le mouvement est en marche selon elle.

« Le judo est unique, car les arbitres, hommes ou femmes, officient des matchs féminins ou masculins. Ce n’est pas nouveau, c’est juste qu’il y a maintenant plus de femmes arbitres de haut niveau. Le judo féminin n’est arrivé qu’aux Jeux olympiques en 1992. Ce n’est pas de la faute de quiconque et nous ne blâmons personne. C’était juste comme ça. Mais maintenant, nous devons nous assurer d’aller de l’avant pour que tous, peu importe leur genre, aient accès aux mêmes chances. »

Docteure Allan a apprécié son séjour montréalais, tant à côtoyer les compétitions disputées à l’aréna Maurice-Richard que pour la ville et son jogging matinal sur le mont Royal.

« C’est ma troisième visite et j’adore cette ville! Je ne l’ai visitée pas l’hiver, mais ça m’intéresse. L’organisation du tournoi est excellente, les officiels techniques sont bons et les bénévoles sont incroyables! Et quant à la foule, elle encourage tout le monde. C’est spécial, car on ne voit pas ça partout. Tous ces petits détails et ces attentions font la différence entre un bon événement et un excellent événement », poursuit celle qui a d’ailleurs fait une bonne partie de son allocution à la cérémonie d’ouverture en français.

Montréal est ville candidate à la présentation des Championnats du monde cadets de 2021, alors qui sait si la métropole sera en mesure d’accueillir la planète judo une fois de plus.

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Crédit : Emanuele Di Feliciantonio

Montréal, 7 juillet 2019 – Âgé de seulement 21 ans, l’Ontarien Shady El Nahas a poursuivi sa fulgurante ascension sur la scène internationale, dimanche, en conclusion du Grand Prix de judo de Montréal. L’étoile montante de l’équipe canadienne a mis la main sur la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 100 kg. El Nahas a été rejoint sur le podium par son compatriote Kyle Reyes, l’un des deux médaillés de bronze.

Face à l’expérimenté Égyptien et septième au monde Ramadan Darwish, le jeune Canadien s’est fait surprendre par ippon dans la première minute.

« J’ai essayé une attaque. J’étais hors de position et j’aurais dû être plus patient. Je suis heureux de ma journée, car j’ai battu le champion du monde (2015), le Japonais, avec un gros ippon, alors c’était une belle journée jusqu’à la finale qui m’a déçu, mais c’est la vie! C’est l’expérience qui me manque et j’ai besoin de plus de force » a commenté El Nahas qui a été à médaillé d’argent et de bronze en tournois de Grand Chelem au cours des derniers mois.

L’Ontarien a eu à travailler fort pour atteindre la finale et c’est plusieurs adversaires de haut niveau qu’il a affrontés sur son chemin. En demi-finale, contre l’Allemand et vice-champion du monde 2015, Karl-Richard Frey, le Canadien s’est imposé par un spectaculaire ippon qui a non seulement soulevé l’Allemand, mais aussi la foule montréalaise.

« C’est un sentiment que je n’ai jamais vécu avant dans ma vie. Quand les spectateurs crient ton nom, ça te donne tellement d’énergie! Ça ne fait même pas un an que je suis sur le parcours olympique et j’ai eu trois médailles. C’est un peu stressant, car il me manque un an, mais en même temps, c’est excitant! J’ai toujours su que ma place était d’être dans les meilleurs au monde ou le meilleur au monde. Et je vais le dire jusqu’à ce que gagne une médaille aux Jeux olympiques. »

Frey a affronté un autre Canadien en finale pour la médaille de bronze et il s’agissait de Kyle Reyes qui s’est imposé en prolongation.

« Je voulais le projeter et faire mon propre judo. Ça s’est bien passé. C’était facile de lire ses intentions, alors je pouvais bien m’adapter. Que tout le monde m’encourage, c’était vraiment cool! », a-t-il relevé.

En finale pour une des deux médailles de bronze des moins de 90 kg, l’Ontarien Mohab El Nahas, le frère de Shady, a été le plus fort en deuxième moitié du combat, mais ce ne fut pas suffisant pour l’emporter contre le Slovaque Milan Randl. El Nahas a tenté une technique qu’il pratique à l’entraînement depuis peu et c’est sur celle-ci qu’il s’est fait avoir au sol.

« J’ai fait l’erreur d’attendre au début. Après qu’il eut marqué, j’ai monté le rythme et j’ai senti que je pouvais le battre. Il m’a eu cette fois, mais la prochaine fois je vais gagner. C’était un bon match, il était plus fort cette fois et je vais m’entraîneur plus fort! » a soutenu celui qui avait battu son compatriote Louis Krieber-Gagnon au repêchage.

Toutes les Canadiennes en action dans les catégories des -78 kg et +78 kg ont été défaites à leur premier combat et n’ont pas obtenu de classement.

Le Canada conclut cette première édition du Grand Prix de Montréal avec une récolte de neuf médailles, soit une d’or, quatre d’argent et quatre de bronze.

Autres résultats canadiens

7- Louis Krieber-Gagnon (-90 kg), Québec
7- Zachary Burt (-90 kg), Québec
7- Marc Deschênes (+100 kg), Québec
7- Joe Casey Andres (+100 kg), Alberta
Non-classée, Shianne Gronen (-78 kg), Alberta
Non-classée, Mina Coulombe (-78 kg), Québec
Non-classée, Megan Hanks (+78 kg), Colombie-Britannique
Non-classée, Coralie Godbout (+78 kg), Québec
Non-classée, Asia Douglas (+78 kg), Ontario
Non-classé, Maxim Côté (-90 kg), Québec
Non-classé, Tavis Jamieson (-100 kg), Colombie-Britannique
Non-classé, Ian Ryder (-100 kg) Colombie-Britannique
Non-classé, Kevin Gauthier (+100 kg) Québec

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Rédaction : Mathieu Laberge ([email protected])

Montréal, 6 juillet 2019 – Après les médailles d’or, d’argent et de bronze obtenues par les athlètes canadiens au premier jour de la compétition, ce sont deux d’argent et deux de bronze que le Canada a ajouté à sa récolte au Grand Prix de judo de Montréal, samedi.

Antoine Valois-Fortier (-81 kg) et Kelita Zupancic (-70 kg) sont montés sur la deuxième marche du podium, tandis que Catherine Beauchemin-Pinard (-63 kg) et Antoine Bouchard (-73 kg) ont été décorés d’une de bronze.

Valois-Fortier (à gauche)

Face à sa bête noire, le Japonais et médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Rio, Takanori Nagase, le Québécois a été énergique tout au long du combat et c’est avec un peu plus d’une minute à faire que Nagase l’a projeté au sol pour signer l’ippon.

« Je n’ai pas encore trouvé la recette pour le battre et notre dernier affrontement était aux Jeux de Rio. Je contrôlais bien le rythme et mon positionnement des mains, mais en coin de bordure, j’ai tenté de le pousser à l’extérieur pour qu’il reçoive une autre pénalité. Il a bien utilisé cette poussée pour me projeter et faire un super ippon. Il n’a pas perdu beaucoup de fois dans sa carrière et la prochaine fois, je suis confiant d’aller plus loin et de peut-être même le battre. »

Malgré cette défaite, le médaillé de bronze des Jeux de Londres a souligné être heureux de vivre une ambiance de Grand Prix devant les siens.

« Je savais que nous aurions plus d’appuis que d’habitude et j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à la compétition aujourd’hui! Ça fait rayonner le judo au Canada et ça démontre que nous pouvons gagner des médailles contre des adversaires de taille. »

Zupancic (à gauche)

En finale pour l’or contre l’Allemande Giovanna Scoccimarro dans la catégorie des -70 kg, l’Ontarienne Kelita Zupancic n’a pas à rougir de sa sortie elle non plus, alors qu’elle s’est inclinée à un peu plus de 10 secondes de la fin. Bien entendu qu’elle était déçue de sa défaite à ce dernier combat, sauf que c’est vers l’avenir qu’elle avait déjà les yeux rivés.

« J’ai essayé de nouvelles techniques à un an des Jeux olympiques. C’était le bon endroit pour le faire et je sais que je suis proche. Il me reste à mettre la touche finale pour tout soit en place en compétition. Tout sera à point à Tokyo et j’ai hâte! Je suis plus vieille et c’est ma dernière année. Pour se rendre aussi loin et viser des troisièmes Jeux olympiques, il faut de l’expérience et de la créativité », a analysé celle qui a dit ressentir beaucoup d’amour de la foule présente à l’aréna Maurice-Richard.

« Je suis fière de moi. Si je ne gagne pas aujourd’hui, je vais gagner dans un an ! »

Beauchemin-Pinard et Bouchard finissent avec une victoire

En finale pour le bronze chez les 63 kg, Catherine Beauchemin-Pinard a su terminer sur une bonne note contre Katharine Haecker qu’elle a vaincue par immobilisation au sol lorsque l’Australienne a demandé l’arrêt de la prise après une quinzaine de secondes.

La Québécoise a mentionné avoir été ébranlée par sa défaite en demi-finale contre la Britannique et éventuelle médaillée d’argent, Amy Livesey, alors qu’elle avait connu deux excellents combats.

« Quand tu perds et que tu dois retourner te battre pour une médaille de bronze, des fois, ça peut être dur de se motiver », a avancé l’athlète de Longueuil. « J’ai eu une baisse de motivation après la demi-finale, mais j’ai été capable de revenir pour aller chercher le bronze et je suis vraiment contente. J’ai croisé des gens que je connais dans le corridor et ils m’ont encouragée pour ce combat. Je me suis alors dit que ce serait pire de finir avec une double défaite. Je ne l’aurais pas pris. »

Antoine Bouchard (-73 kg) a connu un parcours semblable à celui de Beauchemin-Pinard, alors que lui aussi a pu mettre de côté sa défaite en demi-finale pour conclure avec une victoire.

« Je savais qu’il fallait que je mette beaucoup plus de pression sur lui que lui n’en mette sur moi. J’ai eu une occasion au sol et tout de suite, j’en ai profité. On m’avait dit que les Brésiliens étaient très bons (au sol) et c’est le deuxième que je prends exactement de la même façon. Ils n’ont pas encore trouvé le secret pour se défendre contre cette technique-là », a analysé celui qui a vaincu Eduardo Barbosa.

Cinquième aux Jeux olympiques de Rio, Bouchard sera au Grand Prix de Budapest la fin de semaine prochaine et se fera opérer à l’épaule gauche à son retour. « C’était important pour moi d’aller chercher le plus de points possibles avant mon opération afin de ne pas avoir de la pression pour en amasser lorsque je serai de retour à la compétition. »

En action dans l’autre finale pour le bronze dans cette catégorie, Arthur Margelidon a bien failli projeter l’Allemand Anthony Zingg, mais celui-ci l’a immobilisé avec un peu plus de 2 minutes à faire au temps réglementaire. Le Montréalais a terminé en cinquième place.

La conclusion du premier Grand Prix de judo de Montréal sera présentée dimanche.

Autres résultats canadiens

7- Bradley Langlois (-73 kg), Ontario
7- Étienne Briand (-81 kg), Québec
Non-classée, Sierra Tanner (-63 kg), Nouvelle-Écosse
Non-classée, Camelia Pitsilis (-63 kg), Québec
Non-classée, Isabelle Harris (-63 kg), Colombie-Britannique
Non-classée, Emily Burt (-70 kg), Québec
Non-classée, Hanako Kuno (-70 kg), Alberta
Non-classé, Constantin Gabun (-73 kg), Québec
Non-classé, Alex Marineau (-81 kg), Québec
Non-classé, Alexandre Arencibia (-81 kg), Québec

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Klimkait (à gauche) et Deguchi (deuxième à gauche)

Montréal, 5 juillet 2019 – Le Canada compte dans ses rangs deux des meilleures athlètes du monde dans la catégorie féminine des moins de 57 kg et elles ont réalisé un doublé au premier jour du Grand Prix de judo de Montréal, vendredi. En finale pour la médaille d’or dans cette catégorie, l’Albertaine Christa Deguchi a défait l’Ontarienne Jessica Klimkait.

Après un début de combat intense où les deux adversaires sont restées longtemps debout avant d’être au sol, c’est finalement Deguchi qui a eu raison de Klimkait par un étranglement pour l’emporter par ippon avec un peu moins de 2 minutes et demie à faire.

« Je suis fière de moi, car c’est la première édition du Grand Prix de Montréal. Je n’ai pas réalisé exactement 100 % de ce que je voulais faire, mais j’ai fait de mon mieux », a soutenu la médaillée d’or, enchantée de l’appui de la foule à tous ses combats.

« C’est notre cinquième affrontement et elle (Klimkait) est meilleure à chaque combat. Elle est très bonne et rapide pour s’agripper, alors je devais être prête à ça. J’ai vu une ouverture pour son cou et j’ai fait ce que j’avais à faire. »

Klimkait était très déçue de voir l’or lui échapper, sauf que l’on a senti qu’elle saura rapidement rebondir.

« J’avais une différente approche et je ne suis pas satisfaite du résultat. Certaines choses ont fonctionné, mais je n’ai pas progressé comme je le voulais. J’ai déjà fait de meilleurs combats contre elle et j’ai appris à la dure. C’était plus difficile à encaisser étant donné que ça s’est passé au Canada et que je sais que je pouvais gagner. Ça ne change pas mes plans de remporter une médaille aux Championnats du monde. »

Deguchi avait défait Klimkait en finale pour la médaille d’or au prestigieux Grand Chelem de Paris, en février dernier.

En demi-finale vendredi, Deguchi avait eu le meilleur sur la Polonaise Julia Kowalczyk par ippon. Quelques instants plus tard, Klimkait avait eu besoin des 4 minutes pour disposer de l’Israélienne Timna Nelson Levy par waza-ari.

Première médaille en Grand Prix pour Jacob Valois!

Valois (deuxième à partir de la droite)

Jacob Valois a lui aussi brillé chez les moins de 66 kg, alors qu’il a mis la main sur la première médaille de sa carrière en Grand Prix, une de bronze. C’est grâce à une spectaculaire projection de son adversaire australien Nathan Katz, avec une quarantaine de secondes à faire au temps réglementaire, que le Québécois a pu marquer un waza-ari et ensuite conserver son avance jusqu’à la fin.

« Je suis vraiment, vraiment content! C’était une dure finale, mais je m’en vais en Grand Prix la semaine prochaine, ça me donne beaucoup de points pour les Jeux olympiques. C’est vraiment quelque chose de spécial ce qui vient de se passer! » a-t-il mentionné tout de suite après son combat, encore essoufflé, et ajoutant qu’il ne s’attendait pas à monter sur le podium vendredi.

Pour célébrer sa victoire, le Bouchervillois a embrassé la feuille d’érable brodée sur son judogi pour ensuite tomber dans les bras de son entraîneur Jean-Pierre Cantin.

« C’était magnifique. Ma première médaille devant ma famille et mes amis, c’est vraiment magique! » a poursuivi le médaillé qui avait eu raison de son compatriote Julien Frascadore par ippon, au repêchage.

L’entraîneur Cantin voit dans cette performance un coup d’accélérateur dans la carrière de son protégé.

« Avec sa troisième place obtenue aux Championnats panaméricains (le printemps dernier), la porte pour les Jeux olympiques s’est débarrée. Et là, aujourd’hui, elle vient de s’ouvrir et on a un pied dedans! On peut rêver! Nous n’aurions jamais imaginé ça il y a un an et là, sa progression est constante. C’est un résultat qui le propulse à un autre niveau. »

L’action reprendra samedi, à l’aréna Maurice-Richard avec la présentation des catégories féminines de -63 kg et de -70 kg et des catégories masculines de -73 kg et de -81 kg.

Autres résultats canadiens

7- Ecaterina Guica (-52 kg), Québec
7- Kelly Taylor (-57 kg), Alberta
7- Julien Frascadore (-66 kg), Québec
Non-classée, Virginia Nemeth (-48 kg), Alberta
Non-classée, Emilija Ema Tesanovic (-48 kg), Alberta
Non-classée, Taeya Koliaska (-52 kg), Alberta
Non-classée, Marie Besson (-52 kg), Québec
Non-classée, Alexandra Gagnon (-57 kg), Alberta
Non-classé, Joel Demaere (-60 kg), Alberta
Non-classé, Alexandre Dibartolo (-60 kg), Québec
Non-classé, Gueorgui Poklitar, (-60 kg), Québec
Non-classé, Dontae De Jesus, (-66 kg), Ontario
Non-classé, Mitchell Markwat, (-66 kg), Colombie-Britannique

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Rédaction : Sportcom pour Judo Canada

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