Benjamin Kendrick est prêt à mener la prochaine génération de judokas

8
mai
2018

Au cours des dernières décennies, le judo a gagné en popularité au Canada grâce à des judokas comme Nicolas Gill et Antoine Valois-Fortier qui, en gagnant des médailles aux Jeux olympiques, ont incité de futurs athlètes à essayer leur sport. La prochaine génération de grands athlètes est en route, et Benjamin Kendrick est là pour ouvrir la marche.

En connaissant sa famille, on comprend facilement que Benjamin était destiné à devenir un grand judoka : ses parents ont tous deux fait partie de l’équipe nationale dans les années 80 et 90, et sa mère a participé aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Même s’ils ne font plus partie du circuit compétitif depuis longtemps, Nathalie Gosselin et James Kendrick sont encore très impliqués dans le monde du judo. Grandir dans une telle famille a inspiré Benjamin à commencer l’entraînement très jeune. Il est rapidement tombé en amour avec son sport, en plus de sentir qu’il y était naturellement doué. Vers l’âge de 10 ans, il a commencé à s’entraîner plus sérieusement, et les succès se sont rapidement enchaînés : il a participé à ses premiers nationaux à 13 ans, ses premiers championnats panaméricains à 16 ans, et il a obtenu son premier podium international, une médaille de bronze lors des championnats du monde, à 17 ans.

« Je ne veux pas avoir l’air prétentieux, mais j’ai toujours eu l’impression que j’avais plus de talent que la moyenne en judo. J’ai toujours cru que j’avais le potentiel de devenir le meilleur judoka de ma catégorie. Je prends mon entraînement très au sérieux, » explique Kendrick. « Ma vie est beaucoup plus simple depuis que j’ai obtenu mon brevet, car je n’ai plus à travailler pour payer mes compétitions comme avant, mais je ne tiens rien pour acquis. Je le vois comme une motivation pour devenir encore meilleur, et je m’améliore à chaque fois que j’embarque sur un tapis. »

Pour ses parents, voir leur fils suivre leurs traces est une grande source de fierté. « Nous voulions qu’il apprenne le judo, car nous croyons que les valeurs apprises dans le dojo sont des enseignements précieux dans la vie en général. Savoir qu’il aime ça autant et qu’il se démarque est un bonus. Comme nous avons été athlètes, nous comprenons ce qu’il vit, que ce soit positif ou négatif. Nous sommes là pour l’aider, mais nous essayons de lui laisser de la place pour qu’il puisse vivre ses propres expériences. » Ils sont également heureux de voir que la communauté de judo au Canada est comme une grande famille. « C’est toujours drôle de voir ces gens, qui étaient nos coéquipiers à l’époque, qui entraînent aujourd’hui notre fils. Nous avons rencontré beaucoup de personnes pendant nos années de compétition, et c’est bien de voir qu’ils sont toujours impliqués en judo. Nous savons que notre fils est entre bonnes mains. »

Benjamin est encore jeune, et il ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. « J’aime encore pratiquer le judo et j’espère faire de la compétition pendant encore longtemps, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Je ne sais pas encore ce que je vais faire lorsque je vais arrêter la compétition, mais je suis du genre “tout ou rien”, alors je crois que je vais rester très impliqué, ou aller dans une direction complètement différente. Pour l’instant, je me concentre sur mes prochaines compétitions. C’est ma première année en U21, mais je me sens très confiant pour les nationaux à Calgary. Je ne vise rien de moins qu’une médaille d’or. »

La catégorie U21 sera en action lors des championnats canadiens ouverts 2018 à Calgary le samedi 19 mai. Tous les renseignements concernant le tournoi, incluant un horaire complet de la compétition, se trouvent au http://www.judonationals.org/.

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Rédigé par Sarah Mailhot pour Judo Canada

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