Championnats du monde – Vice-champion, Valois-Fortier rejoint Gill dans un club sélect

28
août
2014

Montréal, 28 août 2014 – Pour la première fois en près de 15 ans, un Canadien est monté sur le podium des Championnats du monde de judo jeudi, quand Antoine-Valois Fortier a obtenu la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 81 kg à Tcheliabinsk, en Russie.

Le médaillé de bronze des Jeux olympiques de Londres est le premier athlète du pays à mettre la main sur une médaille aux mondiaux depuis Nicolas Gill, qui avait terminé troisième chez les moins de 100 kg à Birmingham, au Royaume-Uni, en 1999. De plus, Valois-Fortier égale le meilleur résultat d’un Canadien dans l’histoire de la compétition, Gill ayant été vice-champion des moins de 86 kg à Hamilton, en 1995.

« Ça va vraiment rester une des plus belles journées de ma carrière, ça va rester gravé dans ma tête, c’est certain! C’est une journée mémorable! » a souligné le sixième judoka mondial du côté des 81 kg sur un ton très calme malgré son exploit, restant fidèle à ses habitudes.

Les trois premiers au classement de la fédération internationale de judo (IJF) ont croisé son chemin jeudi. « J’ai battu plusieurs des meilleurs de la catégorie, dont l’ancien champion qui défendait son titre. Je suis très content de ma performance aujourd’hui. »

Il se disait aussi vraiment heureux de partager sa joie avec Gill, entraîneur national. « Une grosse partie de mon succès revient à Nicolas. Il a obtenu plusieurs performances à ce niveau-là. Il m’a beaucoup aidé à gérer les émotions, la fatigue et l’aspect tactique. Il m’a beaucoup apporté. »

Une défaite « honorable »

En finale, le Québécois s’est incliné face au Géorgien Avtandili Tchrikishvili, qui occupe le sommet du classement de l’IJF. Le champion du Grand Chelem de Paris cette année et médaillé d’argent des Championnats du monde de 2013 l’a emporté par waza-ari.

Très agressif au début du combat, Tchrikishvili a marqué à la 55e seconde, quand il a pris Valois-Fortier à la taille sur une contre-attaque et l’a projeté au sol. D’abord appelée ippon par l’arbitre, l’action lui a valu waza-ari finalement. Il a ensuite su minutieusement contrecarrer chaque action de son adversaire pour savourer les joies de la victoire.

« J’ai tiré de l’arrière dès le début. Pendant le reste du combat, j’ai su mettre beaucoup de pression, mais je n’ai malheureusement pas marqué de point. Ç’a quand même été un combat serré », a mentionné l’athlète de Québec.

Valois-Fortier a atteint l’affrontement ultime grâce à une belle victoire sur le champion mondial défendant, le Français Loïc Pietri. Actif, il a forcé le deuxième au monde et médaillé d’argent à Paris à se défendre et lui a fait prendre une pénalité pour passivité au milieu du duel.

Le judoka de 24 ans a par la suite su bien mesurer ses efforts et contrer toutes les tentatives de Pietri. Il s’agit d’une belle revanche pour celui qui avait été vaincu par le Français en demi-finale du Grand Chelem de Paris en février dernier.

« C’est probablement la meilleure victoire de ma carrière. Je suis arrivé sur le tatami en n’étant pas nécessairement le plus confiant, mais je savais que je ne faisais pas face à l’impossible. J’ai gardé un bon rythme et j’ai suivi le plan de match. »

« Je voulais imposer le rythme. Je savais qu’il n’avait pas la condition physique pour suivre ma cadence. Je ne voulais pas le laisser placer sa main droite sur mon judogi parce qu’il a de très bonnes attaques quand il réussit à la placer », a-t-il précisé au sujet de son plan de match.

Petite consolation pour Pietri, il a remporté une des deux médailles de bronze. Le Russe Ivan Nifontov est également monté sur la troisième marche du podium.

L’énigme Victor Penalber résolue

En quart de finale, Valois-Fortier était venu à bout d’une de ses bêtes noires, le Brésilien Victor Penalber, qui l’avait défait en finale des deux derniers Championnats panaméricains. Cette fois, il s’est imposé face au troisième sur l’échiquier international grâce à un waza-ari.

« Je suis bien content d’avoir été finalement capable de le battre après trois défaites de suite », a avoué celui qui s’était aussi incliné contre Penalber en demi-finale du Grand Chelem de Tioumen, en Russie, il y a un peu plus d’un mois. « C’est une autre belle victoire de ma journée. »

Plus tôt, il avait fait de l’Ouzbek Shukhratjon Arslanov, 32e mondial, sa première victime, avant de battre le Tunisien Abdelaziz Ben Ammar, 45e, sur waza-ari et le Nord-Coréen Hong Wi Pak, 126e, par ippon.

Jeudi, Valois-Fortier est monté sur le podium d’un événement international pour la sixième fois en 2014. « Ç’a été une très bonne saison. Je suis très content d’avoir connu un été comme ça »

Éliminé en seizième de finale aux mondiaux de 2013 et au tour précédent à ceux de 2011, le Québécois était heureux de répondre aux attentes grandissantes depuis sa prestation aux Jeux de Londres.

« Un des facteurs de ma mauvaise performance l’année dernière aux Championnats du monde, c’était que je n’avais pas bien géré cette nouvelle pression. Je pense que j’ai appris à le faire et une performance comme aujourd’hui me donne énormément de confiance pour la suite des choses, en vue de Rio 2016. »

Ne reste donc qu’une marche à franchir. « J’y vais progressivement, je prends mon temps, en espérant que la prochaine médaille mondiale ou olympique soit de la bonne couleur. »

Vendredi, l’Ontarienne Kelita Zupancic et la Québécoise d’adoption Monika Burgess seront en action chez les moins de 70 kg, alors que la Québécoise Catherine Roberge sera à l’œuvre du côté des moins de 78 kg.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

 

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