Erin Reim, la reine du kata au Canada

14
mai
2018

Le kata est souvent vu comme une forme plus « facile » du judo. Erin Reim, 19 ans, a bien l’intention de leur prouver le contraire.

Erin a passé sa vie dans un dojo. Elle a commencé l’entraînement à l’âge de 5 ans lorsque son père, Max Reim, a décidé d’inscrire ses 2 enfants à des cours de judo. Elle est rapidement tombée sous le charme et a commencé la compétition à 11 ans. Peu de temps après, elle se démarquait déjà en remportant de nombreuses médailles chez les U15. Cependant, à l’âge de 15 ans, des blessures l’ont forcée à diminuer son entraînement. Elle a décidé de se lancer dans les compétitions de kata à 17 ans, en se disant que c’était moins difficile physiquement tout en étant intense et stimulant, et qu’elle pourrait ainsi obtenir sa ceinture noire. Il y a environ 2 ans, elle a rencontré son partenaire de kata, Dymitrio Samoilenko, avec qui elle s’entraîne encore aujourd’hui. Ce partenariat était définitivement un bon choix, comme on peut le voir par leurs résultats : ils ont gagné 2 médailles d’or lors des championnats nationaux et les médailles d’or de tous les championnats provinciaux auxquels ils ont participé, ils se sont classés en 9e et 7e place lors des championnats du monde de kata en 2016 et 2017, et il y a quelques semaines, ils ont gagné la médaille d’or lors des championnats panaméricains de kata au Costa Rica. Erin est aussi surprise que tout le monde par son succès : « Lorsque j’ai commencé à m’entraîner en kata, je n’avais pas vraiment de but autre que d’obtenir ma ceinture noire. J’ai commencé à gagner des médailles, et ça a continué comme ça. Je ne m’en rends toujours pas totalement compte; parfois je dois me rappeler que c’est vraiment en train de m’arriver. »

Contrairement à plusieurs des jeunes membres de l’équipe nationale, Erin n’a pas suivi les traces de ses parents. Bien qu’étant un ancien athlète, Max Reim n’a jamais pratiqué le judo; il a plutôt fait des compétitions de tennis, de lutte, de football et de water-polo. « En tant qu’ancien athlète, je comprends ce qu’elle vit. Je n’ai jamais fait de compétition à un aussi haut niveau, mais j’ai toujours été très actif et j’ai essayé plusieurs sports. Voir mes enfants dans le dojo m’a fait réaliser à quel point le judo est un sport magnifique. C’est grâce au judo que mes enfants sont ce qu’ils sont aujourd’hui, et lorsque je vois Erin, je suis très fier d’elle et elle m’impressionne. Sa mère, qui n’a jamais été athlète, a rapidement compris l’importance du sport dans la vie d’Erin, et elle est très inspirée par tous ses accomplissements. »

Lorsqu’elle ne travaille pas sa forme sur le tapis, Erin fait de ses études une priorité. Elle étudie le commerce et poursuivra son parcours académique à McGill l’année prochaine, tout en continuant les compétitions de kata. « L’une des nombreuses qualités du kata selon moi est que les entraînements ne sont pas aussi intenses qu’en shiai, ce qui me permet d’étudier et de trouver un bon équilibre dans ma vie. Tout est dans les détails et il faut viser la perfection. On travaille d’autres aspects du judo et il est très difficile de s’améliorer, mais c’est aussi très enrichissant. Ça m’a permis d’être plus concentrée et déterminée, deux qualités qui me sont définitivement très utiles dans d’autres aspects de ma vie. J’adore le kata, et je ne pense pas retourner faire des compétitions de shiai un jour. »

Erin et son partenaire défendront leur titre national à Calgary cette semaine. Le tournoi de kata aura lieu le jeudi 17 mai à partir de 9 h. Pour plus de détails sur les championnats canadiens ouverts de judo 2018, consultez le www.judonationals.org/.

Erin et son partenaire, Dymitrio, sur le podium au Costa Rica

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Rédigé par Sarah Mailhot pour Judo Canada

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