Hiroshi Nakamura intronisé au Temple de la renommée du Comité olympique canadien

23
septembre
2019

Montréal, 23 septembre 2019 – C’est avec grande fierté que Judo Canada verra le nom d’Hiroshi Nakamura s’ajouter au Temple de la renommée olympique du Canada, le 23 octobre prochain, à Toronto. Confirmé aujourd’hui par voie de communiqué par le Comité olympique canadien, Judo Canada estime l’honneur pleinement mérité pour « Sensei » Nakamura, une véritable icône du judo canadien.

Ce prestigieux salut à la carrière de M. Nakamura met en lumière son rôle de leader pour le judo au pays. À une époque où notre sport en était encore à ses premières percées en sol canadien, il a su se démarquer par son implication et sa persévérance pour permettre aux athlètes arborant l’unifolié d’atteindre les plus hauts sommets du judo international.

Malgré l’ampleur de ses faits d’armes, c’est avec humilité et sagesse que « Sensei » a commenté son intronisation prochaine. « C’est un honneur ! J’aime le judo et, pour moi, il n’y a pas de recette magique. Le succès vient avec le travail acharné et c’est ce que j’ai toujours fait avec mes athlètes », a souligné celui qui a largement participé à la popularisation du sport dès son arrivée au Canada, en 1968.

Après avoir ouvert son propre dojo, le Shidokan, Nakamura a gravi les échelons qui l’ont mené jusqu’au poste d’entraîneur-chef de l’équipe nationale, où il a œuvré pendant une quinzaine d’années. Au cours de ses passages à la barre du judo canadien, son leadership a contribué à la reconnaissance internationale du Canada dans les compétitions de haute performance, notamment lors de cinq Jeux olympiques.

Une empreinte qui perdure

Plusieurs judokas canadiens entraînés par Hiroshi Nakamura ont connu des carrières exceptionnelles sur la scène internationale. C’est le cas, entre autres, de Nicolas Gill, Kevin Doherty, Brad Farrow, Wayne Erdman, Rainer Fisher, Ewan Beaton, Jane Patterson, Marie-Hélène Chisholm et Louis Jani qui ont tous eu la chance de représenter le pays aux Jeux olympiques.

D’ailleurs, pour M. Jani, toujours présent à Judo Canada à titre de président du Comité de la haute performance, le dévouement d’Hiroshi Nakamura a toujours été source de motivation pour ses élèves.

« Je crois que M.Nakamura s’est investi à 100% dans son rôle d’entraîneur et que cela encourageait les athlètes. Il se donnait corps et âme pendant des journées entières à son club et nous retrouvions en lui la même rigueur et le même vouloir que nous avions. », a-t-il expliqué au sujet de son ex-entraîneur qui n’a jamais hésité à poursuivre sa mission, même loin des tatamis du Shidokan.

« Quand nous avions des problèmes, il essayait toujours de trouver une solution pour nous venir en aide, et ce, dans tous les aspects de la vie. Son nom est bien connu dans le monde du judo et il nous a aussi permis de nous perfectionner encore plus en nous ouvrant les portes du Japon, où nous avons pu nous entraîner à plusieurs reprises. »

Quelques-uns de ses protégés ont également poursuivi leurs parcours post-olympiques pour devenir des leaders de la discipline et de la communauté. Parmi ceux-ci, Nicolas Gill, directeur général et directeur haute performance chez Judo Canada.

En compagnie de Nakamura, Gill a poursuivi une prestigieuse carrière qui a atteint son apogée avec deux médailles olympiques, soit une de bronze en 1992, à Barcelone, et une d’argent en 2000, à Sydney.

« M. Nakamura et moi avons commencé à travailler ensemble en 1985, quand j’ai joint le club Shidokan. Il a eu un très grand impact sur moi à ce moment et il a fait partie intégrante de mon développement. Nous sommes toujours restés proches et je savais que si j’avais besoin de quelque chose, il serait la meilleure personne pour me donner un coup de main », a confié Gill, qui a ensuite suivi les traces de son « Sensei » en devenant entraîneur de haut niveau. Il a d’ailleurs pu savourer sa première médaille olympique à ce titre avec Antoine Valois-Fortier, en 2012, à Londres, où ce dernier a remporté le bronze.

Maintenant à la tête du judo canadien, Nicolas Gill tente à son tour d’inculquer les valeurs prônées par M. Nakamura aux judokas qui passent par le centre national d’entraînement pour peaufiner leur technique et continuer leur développement.

« M. Nakamura et moi avons plusieurs choses en commun et je pense que c’est une des raisons pour lesquelles nous avons toujours bien travaillé ensemble. Il était très ambitieux et il en voulait toujours plus! C’était inné chez lui. Maintenant, c’est à mon tour de transmettre ces valeurs aux athlètes qui passent par le centre. Le travail assidu, soutenu et passionné sont à la base de la réussite et c’est de cette façon que nous souhaitons bâtir notre culture. »

Ainsi, « Sensei » Nakamura (9ème dan) a laissé une marque indélébile sur plusieurs générations d’athlètes et, aux dires de l’homme de 77 ans, le travail n’est pas encore terminé.

« Pour moi, il n’est pas question de me retirer. J’ai du plaisir à faire ce que je fais et, maintenant, j’entraîne les jeunes de 6 à 17 ans au Shidokan, afin de bien les préparer pour le centre national. Comme je l’ai dit plus tôt, j’aime le judo, ça fait partie de moi. Mes tâches sont bien différentes qu’avant, mais je continue de préparer les futurs olympiens! » a conclu M. Nakamura, dont la passion aura permis l’évolution d’un écosystème qui encourage et développe les meilleurs résultats pour chaque judoka.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

 

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