Jeux olympiques – Deux défaites qui font mal

30
juillet
2012

Londres, 30 juillet 2012 (Sportcom) – Les judokas canadiens Joliane Melançon (-57 kg) et Nicholas Tritton (-73 kg) ont vu leur parcours s’arrêter après leur premier combat, lundi, aux Jeux olympiques de Londres. Melançon, de Blainville, a été défaite par immobilisation contre l’Autrichienne Sabrina Filmoser, alors que Tritton, de Châteauguay, a baissé pavillon contre Navruz Jurakobilov de l’Ouzbékistan.

Des deux représentants de la feuille d’érable en action au Excel Centre, c’est Tritton qui est passé le plus près d’accéder à la ronde suivante.

Tritton et Jurakobilov ont mérité une pénalité de position de défense en première moitié de match et c’est lorsque Tritton en a reçu une deuxième, dans la dernière minute, que celle-ci s’est transformée en un point qui allait faire la différence après les 5 minutes réglementaires.

Avec une dizaine de secondes à faire, Tritton s’est rué sur Jurakobilov et l’a projeté au sol. La manœuvre n’a toutefois pas eu la faveur des juges.

« C’est passé bien près et je ne sais pas comment il s’en est tiré. Je pensais que j’aurais eu la victoire à ce moment-là », a soutenu Tritton qui avait obtenu un laissez-passer en première ronde.

« Ma deuxième pénalité est questionnable et évidemment, cela a eu des conséquences dans la suite des choses. Tout le monde vient ici pour gagner. J’ai investi 18 années de ma vie dans ce sport et je voulais vraiment redonner quelque chose à Judo Canada qui m’a soutenu dès le début », a commenté Tritton, très émotif en entrevue.

« Je voulais que mes deux filles (2 ans et demi et 3 mois) qui sont à la maison soient fières de moi. C’est difficile », a conclu le 32e judoka mondial qui s’accordera une période de réflexion à savoir s’il poursuivra ou non sa carrière.

« Ça s’est joué de peu, juste une trentaine de secondes où Nick a été un peu plus passif et l’autre a pu en profiter », a pour sa part analysé l’entraîneur national Nicolas Gill. « Et à la toute fin, à la projection, l’autre s’en est sorti de justesse. L’Ouzbek n’a pas fait un combat comme à son habitude. Je n’aurais pas pensé que le combat se terminerait aux pénalités. »

Joliane Melançon immobilisée

À son premier combat olympique, Melançon a connu un bon départ en marquant rapidement un waza-ari. Filmoser a toutefois immédiatement répliqué par une immobilisation au sol qui s’est rendue jusqu’au bout des 25 secondes, lui garantissant la victoire alors qu’il restait un peu plus de 3 minutes à faire au combat.

« C’était un combat à ma portée et c’est une erreur de ma part. Je trouve ça dommage. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas perdu au sol, ce qui ajoute à ma déception, a commenté Melançon, 13e au monde. Habituellement, je domine au sol. J’étais sur le dessus, les manches prises et je ne pouvais rien faire. Lorsqu’elle a commencé à rouler, je savais que même si j’essayais de m’en sortir, il était trop tard. »

Entraîneure de l’équipe canadienne féminine, Marie-Hélène Chisholm a reconnu que l’Autrichienne et 14e à l’échelle mondiale est une spécialiste de cette technique. « Elle s’en sert souvent pour gagner et il y a peu de personnes au monde qui sont capables de la mettre en pratique. Quant à l’attaque de Joliane en début de combat, c’était presque un ippon. »

Antoine Valois-Fortier (-81 kg) sera le seul Canadien en action mardi.

 

-30-

Rédaction : Sportcom pour Judo Canada

© 2017 Canadian Kodokan Black Belt Association, Tous droits réservés

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com